查看完整版本: 现代法语诗歌:亨利·米肖henri Michaux

老庄1968 2004-10-23 16:33

Le grand combat<br /><br />Il l&#39;emparouille et l&#39;endosque contre terre;<br />Il le rague et le roupète jusqu&#39;à son dr&amp;acirc;le;<br />Il le pratèle et le libucque et lui barufle les ouillais;<br />Il le tocarde et le marmine,<br />Le manage rape à ri et ripe à ra.<br />Enfin il l&#39;écorcobalisse.<br /><br />L&#39;autre hésite, s&#39;espudrine, se défaisse, se torse et se ruine.<br />C&#39;en sera bient&amp;ocirc;t fini de lui;<br />Il se reprise et s&#39;emmargine... mais en vain<br />Le cerceau tombe qui a tant roulé.<br />Abrah&#33; Abrah&#33; Abrah&#33;<br />Le pied a failli&#33;<br />Le bras a cassé&#33;<br />Le sang a coulé&#33;<br />Fouille, fouille, fouille,<br />Dans la marmite de son ventre est un grand secret<br />Mégères alentours qui pleurez dans vos mouchoirs;<br />On s&#39;étonne, on s&#39;étonne, on s&#39;étonne<br />Et on vous regarde<br />On cherche aussi, nous autres, le Grand Secret.<br /><br /><br />--------------------------------------------------------------------------------<br /><br />L&#39;avenir<br /><br />Quand les mah,<br />Quand les mah,<br />Les marécages,<br />Les malédictions,<br />Quand les mahahahahas,<br />Les mahahaborras,<br />Les mahahamaladihahas,<br />Les matratrimatratrihahas,<br />Les hondregordegarderies,<br />Les honcucarachoncus,<br />Les hordanoplopais de puru paru puru,<br />Les immoncéphales glossés,<br />Les poids, les pestes, les putréfactions,<br />Les nécroses, les carnages, les engloutissements,<br />Les visqueux, les éteints, les infects,<br />Quand le miel devenu pierreux,<br />Les banquises perdant du sang,<br />Les Juifs affolés rachetant le Christ précipitamment,,<br />L&#39;Acropole, les casernes changées en choux,<br />Les regards en chauves-souris, ou bien barbelés, en bo&amp;icirc;te à clous,<br />De nouvelles mains en raz de marée,<br />D&#39;autres vertèbres faites de moulins à vent,<br />Le jus de la joie se changeant en br&amp;ucirc;lure,<br />Les caresses en ravages lancinants, les organes du corps les mieux unis en duelsau sabre,<br />Le sable à la caresse rousse se retournant en plomb sur tous les amateurs deplage,<br />Les langues tièdes, promeneuses passionnées, se changeant soit en couteaux,soit en durs cailloux,<br />Le bruit exquis des rivières qui coulent se changeant en forêts de perroquetset de marteaux-pilons,<br />Quand l&#39;&amp;Eacute;pouvantable-Implacable se débondant enfin,<br />Assoira ses mille fesses infectes sur ce Monde fermé, centré, et comme penduau clou,<br />Tournant, tournant sur lui-même sans jamais arriver à s&#39;échapper,<br />Quand, dernier rameau de l&#39;Etre, la souffrance, pointe atroce, survivra seule,croissant en délicatesse,<br />De plus en plus aigu&amp;euml; et intolérable... et le Néant têtu tout autour quirecule comme la panique...<br />Oh&#33; Malheur&#33; Malheur&#33;<br />Oh&#33; Dernier souvenir, petite vie de chaque homme, petite vie de chaque animal,petites vies punctiformes;<br />Plus jamais.<br />Oh&#33; Vide&#33;<br />Oh&#33; Espace&#33; Espace non stratifié... Oh&#33; Espace, Espace&#33;<br /><br /><br />--------------------------------------------------------------------------------<br /><br />Papa, fais tousser la baleine<br /><br />&amp;laquo; Papa, fais tousser la baleine &amp;raquo;, dit l&#39;enfant confiant.<br />Le tibétain, sans répondre, sortit sa trompe à appeler<br />L&#39;orage et nous f&amp;ucirc;mes copieusement mouillés sous de grands éclairs.<br />Si la feuille chantait, elle tromperait l&#39;oiseau.
页: [1]
查看完整版本: 现代法语诗歌:亨利·米肖henri Michaux