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精英教育该不该优待贫困生

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巴黎政治学院是法国精英教育的代表。多年来,能够进入这所学校就读的,多半是法国中产阶级的子女。为了给贫困家庭的子女一个机会,2001年,这所学校出台了一项新制度:允许来自18个贫困地区的、少数有潜质的学生免书面考试进入学校读书。但是,这项制度引起了广泛的争议,很多人认为这样做是 “正面差别待遇”,有歧视那些非贫困生的嫌疑,因而违背了法国宪法的公平原则。11月6日,巴黎上诉法院裁定,学校的做法为“非法”。
一直以来,巴黎政治学院是名副其实的贵族学院,其入学考试之难在全法国都闻名,而从这里毕业的学生往往能够占据法国政府和商界重要的位置。该校校长理查德·德库安认为,这样的大学教育体制对家境贫困的学生并不公平。因为富家子弟在大学以下阶段接受教育的条件要比家境贫困的学生优越得多,他们参加大学入学考试时也比那些贫困学生有更大的优势。为了扭转这种局面,学校决定每年都免试招收少数贫困地区的学生。
但是,这项制度引起了法国主要的右翼学生联盟的抗议。他们认为,学校的做法违背了宪法中有关“公共教育机构应当不分教育对象的种族、性别、宗教信仰及阶级等背景,一律予以公平对待”的规定。但学校方面强调,贫困家庭的孩子很明显跟中产阶级家庭的孩子并不站在同一起跑线上。再说,学生的入学完全是根据成绩等综合表现来衡量的,“我们并非因为他们穷才招收他们,而是因为他们优秀”。
……法院也并没有否定巴黎政治学院为实现公平而采取的努力。巴黎上诉法院在裁决书中说,大学试图为贫困地区学生创造更为公平的入学条件的初衷是值得肯定的,但允许贫困地区学生免书面考试入学的规定还是违反了宪法,因此,学校需要对这一部分作出修改。而且,学校吸引贫困学生入学的努力还应当继续下去。
……法院的裁决在一定程度上承认了因“起点不一”所带来的不公平现象的存在。事实上,前面提到的学生组织代表奥立弗·维尔也承认,现行大学入学制度确实有某些对生活相对富裕地区学生有利的地方,但关键是通过什么方法来实现公平?单纯在入学条件方面提供优待并不能解决问题,完善向成绩优异的贫困学生提供奖学金的制度可能才更为有效。

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想想我们自己的高考 北京上海的学习条件比偶们乡下好多了 但是分数还是少上百分 据说是人生而素质高的 缘故 呵呵
《高等院校专业参考》主编;《专业 职业 事业》丛书召集人
《欧洲留学生手记——法国卷》主编;《当代留学生手记》丛书召集人
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平湖中学杭州校友会 常务理事

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无语……
Try to smile:)

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QUOTE(tongtong @ 2005-04-07 08:50:25)
无语……

sweaty_1.gif 浙江考生 湖北考生 江苏考生 命运都差不多的 就不用多郁闷了 呵呵
进了PKU TSINGHUA 饭桶还是饭桶 天才还是天才 只是在吹牛的时候感觉好点
自己有多少水平当然还是要靠自己努力的
当然占用全国人民的资源为自己服务 在其他因素相同的条件下 发展速度会更快点
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这一“积极歧视”政策(在美国叫affirmative action)启示最终在校方和各方面的努力下得到了议会的支持。在议会通过的一项法律中取消了相关内容。

这是我转发给一位美国记者的我校校长致全体师生的公开信,里面对这一政策的背景与经历有一个比较完整地介绍。


From: Richard DESCOINGS
> Sent: Friday, February 25, 2005 4:37 PM
> To: tous les étudianants et enseignants des Sciences Po
> Subject: CEP : retrait amendement
>
> A l'attention des élèves, des enseignants, des chercheurs et des
> salariés de Sciences Po
>
> Comme je vous l'indiquais lors d'un précédent message, l'Assemblée
> Nationale avait adopté le jeudi 17 février un amendement au projet de
> loi sur l'école qui menaçait la sécurité juridique des procédures de
> recrutement d'élèves provenant de lycées avec lesquels Sciences Po a
> passé une convention spécifique (Conventions Education prioritaire). A
> la demande de François Fillon, ministre de l'Education nationale, de
> l'enseignement supérieur et de la recherche, l'amendement adopté a
> fait l'objet d'une seconde délibération à la fin de la discussion du
> projet de loi. Egalement à la demande du Ministre, la disposition
> législative adoptée a été retirée du texte par les députés le vendredi 18 février.
>
> Rappelons que la disposition qui avait été adoptée sur la proposition de M.
> Dominique Tian, député des Bouches-du-Rhône, prévoyait notamment que :
> « chacune des procédures d'admission dans un établissement supérieur
> visé au livre VII [du Code de l'Education] est ouverte à tous les
> individus remplissant les conditions d'âge ou d'expérience
> professionnelle requises, titulaires des titres ou diplômes exigés ou
> satisfaisant aux critères d'expérience professionnelle admis en
> équivalence ». Sciences Po faisant partie des établissements cités au
> livre VII du Code de l'Education, cette disposition semblait nous concerner directement.
>
> Or, cette disposition à caractère général interdisait que des
> établissements d'enseignement supérieur puissent organiser des
> procédures spécifiquement réservées à telle ou telle catégorie de
> bacheliers. Les conventions susceptibles d'être passées avec des
> lycées ne pouvaient plus avoir pour objet de définir une voie d'accès
> spécifique, mais seulement d'aider les lycéens à la préparation de
> procédures de recrutement identiques pour tous les titulaires du
> baccalauréat, qu'ils viennent de grands lycées prestigieux ou
> d'établissements classés en ZEP. En termes juridiques, c'est la
> traduction du thème bien connu du « concours unique » et l'interdiction d'y déroger au nom d'une conception formelle de l'égalité.
>
> Certes, cette disposition ne mentionnait pas le cas particulier des
> conventions passées par Sciences Po avec quelque 23 lycées classés en ZEP.
> Tout le sujet a donc été de déterminer si cette absence de mention
> permettait, à soi seule, de laisser le cas particulier de Sciences Po
> en dehors de l'interdiction nouvellement édictée.
>
> M. Dominique Tian m'a écrit, après l'adoption de son amendement, pour
> m'expliquer qu'à son sens, Sciences Po n'était nullement visé puisque
> l'article 621-3 (résultant d'une loi adoptée par le Parlement en
> juillet
> 2001) dispose que : « le Conseil de direction de l'Institut d'études
> politiques de Paris détermine, par dérogation aux dispositions du
> troisième alinéa de l'article L. 612-3, les conditions et modalités
> d'admission aux formations propres à l'Institut ainsi que
> l'organisation des études, des premiers cycles à l'école doctorale. Il
> peut adopter des procédures d'admission comportant notamment des
> modalités particulières destinées à assurer un recrutement diversifié
> parmi l'ensemble des élèves de l'enseignement du second degré. Les
> procédures d'admission peuvent être mises en oeuvre par voie de
> conventions conclues avec des établissements d'enseignement secondaire
> ou supérieur, français et étrangers, pour les associer au recrutement
> par l'Institut de leurs élèves ou étud iants ».
>
> Ce propos est rassurant quant à l'intention de M. Tian et à celle du
> législateur. On peut cependant, et à tout le moins observer que la
> disposition adoptée interdisait toute extension de la procédure
> imaginée et mise en œuvre par Sciences Po au moment même où le Conseil
> d'administration de l'IEP de Lille venait de décider justement de
> s'approprier exactement le même dispositif de recrutement pour des lycées ZEP du Nord-Pas-de-Calais.
>
> Mais surtout, la loi est la loi et, une fois votée, elle échappe aux
> intentions de ses auteurs pour donner lieu à application, et, si
> besoin est, à interprétation par les juges – administratifs en
> l'occurrence. Certes les juges, en cas de doute sur l'interprétation
> de la volonté du législateur, ont recours aux travaux parlementaires.
> Encore faut-il, pour qu'ils se retrouvent dans cette situation, que la
> loi donne lieu à plusieurs interprétations possibles – ce qui n'est
> jamais souhaitable. Et que l'intention du législateur soit limpide –
> ce qui est un peu contradictoire avec le point précédent.
>
> Qu'en était-il pour l'amendement adopté ?
>
> La règle nouvelle devait s'appliquer à tous les établissements
> d'enseignement supérieur mentionnés au titre VII du Code de
> l'éducation. Or, comme rappelé ci-dessus, l'IEP de Paris figure parmi
> les établissements mentionnés dans ce titre. A priori, la règle
> nouvelle s'appliquait donc aux procédures de recrutement de Sciences
> Po, et plus particulièrement à la procédure de sélection des élèves
> provenant des lycées avec lesquels Sciences Po a passé des conventions
> éducation prioritaire (CEP), rendant celle-ci contraire à la loi.
>
> Pour soutenir l'inverse, il faut prendre appui sur la disposition
> particulière de l'article 621-3 mentionné plus haut. On entre alors
> dans des débats juridiques classiques, d'une part, sur l'applicabilité
> comparée des lois générales (en l'occurrence l'amendement proposé par
> M. Tian) et des lois spéciales (en l'occurrence l'article 621-3 du
> Code de l'éducation), d'autre part, sur l'application dans le temps de
> la loi ancienne et de la loi nouvelle. La loi spéciale ancienne
> concernant l'expérimentation menée à Sciences Po pouvait-elle l'emporter sur la loi générale nouvelle ?
>
> Est-ce là querelle d'experts ? Non, car les difficultés
> d'interprétation du nouveau dispositif législatif, s'il avait été
> définitivement adopté, aurait entraîné une longue période
> d'instabilité juridique, c'est-à-dire d'insécurité juridique. Chacun
> sait que toutes les dispositions adoptées par le Conseil de direction
> concernant les conventions ZEP ont systématiquement été attaquées
> devant les juridictions administratives par l'une des organisations
> syndicales étudiantes, l'UNI, au nom de la défense du concours unique.
> L'adoption définitive de la nouvelle disposition législative aurait
> évidemment rouvert le contentieux, avec ses trois étapes : saisine du
> Tribunal administratif de Paris, puis appel à la Cour administrative
> puis recours en cassation auprès du Conseil d'Etat. Même si le Conseil
> d'Etat en était un jour venu à valider la légalité de la procédure de
> recrutement mis en œuvre à Sciences Po malgré la disposition nouvelle,
> rien n'aurait pu réparer les inquiétudes des él èves en cours de
> scolarité, les doutes des futurs candidats aux épreuves de sélection,
> le retours des polémiques et insinuations orchestrées ces dernières années.
>
> Au demeurant, les conditions d'adoption de l'amendement déposé par
> M.Tian conduisaient à s'interroger. A l'origine, un deuxième
> amendement prévoyait explicitement que la procédure initiée par
> Sciences Po était soumise à la règle générale posée par le premier des
> deux amendements. Ce second amendement a finalement été retiré avant
> la discussion en séance plénière de l'Assemblée. Mais l'intention
> était bien là. Le retrait du second amendement signifiait-il
> juridiquement que Sciences Po n'était pas soumis à la règle nouvelle ?
> Ou bien qu'il était tout simplement superfétatoire et signait un peu trop visiblement le véritable enjeu de la décision parlementaire ?
>
> C'est pour sortir de ces incertitudes juridiques et des doutes qui en
> seraient nés que François Fillon a bien voulu demander une seconde
> délibération à l'Assemblée nationale et a demandé à celle-ci de
> retirer l'amendement qu'elle avait adopté sur la proposition de M.Tian.
>
> Au nom de la communauté académique de Sciences Po, je remercie
> l'Assemblée nationale et le Ministre de l'Education nationale, de
> l'enseignement supérieur et de la recherche d'avoir entendu et compris
> les craintes exprimées par les autorités de Sciences Po, René Rémond
> et Michel Pébereau s'étant joints à moi pour expliquer les
> conséquences de l'adoption d'un amendement techniquement rédigé de
> telle sorte qu'il plaçait l'expérience pionnière de Sciences Po en situation d'extrême fragilité.
>
> Ma profonde reconnaissance va au Président de la République, au
> Premier Ministre et au Ministre de l'Intérieur qui ont réaffirmé la
> semaine passée leur attachement personnel à la politique de
> diversification de son recrutement menée par Sciences Po et leur
> volonté institutionnelle de défendre la sécurité juridique de la procédure employée.
>
> Dans une lettre qu'il m'a adressée cette semaine, le Président de la
> République « salue tout particulièrement le travail accompli depuis
> cinq ans avec les conventions d'éducation prioritaire : en s'ouvrant
> aux lycéens des zones sensibles, en apportant la preuve qu'ils peuvent
> faire jeu égal avec ses meilleurs éléments, Sciences Po donne
> l'exemple de ce que doit être une politique active en faveur de
> l'égalité des chances. Votre Institut prend ainsi toute sa part dans
> une dynamique républicaine qui conduit les grandes écoles, mais aussi
> les entreprises et l'ensemble de nos concitoyens à se montrer plus
> attentifs à la diversité des compétences et des talents de notre
> société. »
>
> Ma reconnaissance va également à deux personnalités politiques qui,
> alors qu'elles étaient dans l'opposition parlementaire en 2001, quand
> Jack Lang, au nom du gouvernement dirigé par Lionel Jospin, avait
> proposé et défendu le dispositif législatif devenu l'article 623-1 du
> Code de l'éducation, soutinrent immédiatement le projet de Sciences Po
> : Xavier Darcos et Nicolas Sarkozy. Ils n'ont pas ménagé leur peine
> pour préserver une initiative qui a fait bouger les lignes politiques
> et intellectuelles sur le rôle des grandes écoles dans la défense de la cohésion sociale et nationale.
Vouloir, c'est pouvoir.

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法国巴黎大区持续了二十多天的骚乱成为媒体报道的焦点。青年人进行暴力示威的原因是没有受到应有的尊重和不堪忍受种族歧视。法国总统希拉克也承认,巴黎大区社会弱势群体居住区的青年人前途渺茫。法国政治学院的专家们认为,要解决这一问题,必须有计划的促进该社会阶层学生的发展
塔里克.贝斯坦基1982年出生于阿尔及尔。八岁时随父母移民到社会弱势群体聚居的巴黎南部郊区定居。他先是进学校学习法文,之后进入所在地区的一所中学上学。
“我过去不知道什么是巴黎政治学院。由于我学习成绩好,老师谈起了这个学校。我也没想到我能在这里读书。因为巴黎政治学院是为富裕阶层的人,为巴黎人开的,而不是为我们。”
巴黎政治学院每年的学费大约在五千欧元左右,具体费用依父母的收入情况而有所不同。自2001年以来,该校也开始在社会弱势群体聚居的贫困地区招收大学生。一旦通过考试,来自贫困家庭的学生便可以获得奖学金,并且第一个学年有指导教师的帮助。
塔里克是第一批来自弱势群体家庭的大学生之一。他说,“我来这里上大学时,是我一生中第三次或者第四次来巴黎。在这里所看到的是高楼大厦,古老的建筑,教学楼也历史悠久。这一切都给我留下了很深的印象。我以前的那些朋友对这里的一切是无法想象的。”
尽管出身于不同的阶层,塔里克还是结交了一些朋友。
“有些话题能够让人感到我们之间的差别,但是这些差别是可以克服的。我们可以进行文化交流。如果我谈到穆斯林文化,谈起阿尔及利亚或者马格雷布,其他同学知道的就很少。巴黎政治学院的优点就是同学之间能够相互交流经验,对此教授也给予支持。”
在大学读书的头两年,塔里克住在学校的国际学生宿舍,之后他在摩洛哥实习一年。回到巴黎后他必须自己找房子住。
“如果我告诉房主,我叫塔里克.贝斯坦基,回答肯定是房子已经租出去了。如果房主不想将房子租给外国人,不管你是巴黎政治学院的学生还是什么人,都无济于事。”
塔里克很清楚,黑皮肤的法国人或者象他这样的阿拉伯裔法国人,即便是以优异的成绩毕业,要找到一个理想的工作岗位会非常困难。
全文见 华翼网
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顶尖大学为移民“开后门”
19岁的阿迈勒·莫萨米来自法国东北部的一个移民社区,她的父亲是摩洛哥人,母亲是阿尔及利亚人。如今,莫萨米已是巴黎政治学院的二年级学生。
让莫萨米迈入巴黎政治学院大门的,是该校一个让少数民族学生受惠的教育计划。它折射出,为应对外来移民的增多,法国的教育制度正在悄悄地发生变化。
“我们不在乎他们的肤色。”5年前发起这个计划的巴黎政治学院院长理查德·德斯科因斯说。他坚信,新的制度体现着法国宪法所珍视的自由、平等与友爱的精神。如果法国要想从整个人口中挖掘出最优秀的领袖人才,就得改变过去的老一套做法。在德斯科因斯的强力推动下,虽然新举措一开始遭到了抵制,但最终还是得以成功实施。当然,在实施过程也得采取因地制宜的办法。
其实,自从法国革命(1789-1799)以来,法国政府与社会可谓是“色盲”的,即从不专门考虑种族与阶级问题,其目标是“人人平等”。但问题在于,这并不是现实。
彼得·哈里是一名退休的美国陆军军官,如今在巴黎政治学院做副教授,他认为,法国的一些制度是不公平的。有钱人家的孩子上最好的私立高中,有更多的时间专注于学习,有条件上巴黎政治学院的入学考试辅导班。
对于那些期望跻身法国政界精英队伍的人来说,除了巴黎政治学院之外,别无其他选择。那些就读国立行政学院,将来注定获得政府与公司高级职位的人,大多数都是巴黎政治学院的毕业生。
在2000年,巴黎政治学院专门为25个政府认定的贫困教育区的学生制定了一个单独招生计划。竞争非常激烈,只有15%的申请者最终被录取。这项特殊举措并没有直接把少数民族学生作为目标对象,因为这样做会违背法国一贯的“色盲”制度。但事实上,从这25个区招收上来的学生中,父母至少1人是移民的占三分之二。
2001年,巴黎政治学院共招生500名,通过这个单独招生制度招收的有17名,所占比例不大,但今年的单独招生比例已经提高到了12%。该学院的学生总数大约在2000人左右。
基阿里·巴里萨是法国参议院仅有的两名移民议员之一,出生在阿尔及利亚,她对巴黎政治学院的这个举措大加赞赏。她认为,其他大学也应该多遴选少数民族学生,法国需要将他们融入到其开放的文化中。
巴里萨认为,解决这个问题的首要办法之一就是树立少数民族的正面形象。目前,法国的电视台都是由欧洲白人一统天下,电视节目极少把镜头对准成功移民,新闻评论员和政府高官一样基本上都是白人。巴里萨希望改变这种局面,在移民有出色表现的时候要多宣传,而不是当他们骚乱的时候才引起注意。她说,法国社会只会理解与他们相似的文化,这就是为什么法国会出现这场“身份危机”的原因。
法国总统希拉克在11月14日的一个电视讲话中说,骚乱过后政府将组建一个志愿者组织,帮助“困难中的年轻人”寻找工作和培训机会。但他表示,不会实施美国式的少数民族优惠政策。“采用(基于种族的)定额制是不可能的。”希拉克说。
根据政府的统计数字,法国移民社区青年的失业率大约在30%左右,是全国失业率的3倍。
德斯科因斯说,法国必须让年轻人确信教育是他们的出路,并确保他们获得教育。
索伦·波伦尼克是巴黎政治学院的二年级学生,今年18岁,是土生土长的法国人。他也认为,现在是让移民学生在巴黎政治学院获得一席之地的时候了,目前关于这个问题的讨论已经够多了,其他大学也应该行动起来了。
阿迈勒·莫萨米在巴黎政治学院学的是营销学,她打算毕业后回报社会。但她并不想回到她成长的地方,而是在发展中国家运作一个慈善机构,帮助那些曾让移民们失去希望的国家。
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