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Pourtant, comme Flaubert, Jacques-Louis David était un lent, un poussif comme disent les vétérinaires d'un cheval qui fait de l'emphysème. Le jeune David n'avait rien d'un Rubens, fulgurant, frénétique, vif-argent ; il n'était pas de cette trempe qui fait les virtuoses. C'était un travailleur acharné, un besogneux qui multipliait les croquis, les repérages. Pour peindre Le Sacre, il s'installa pendant des semaines dans une loge à Notre-Dame et prit trois années pour accoucher ce chef-d'oeuvre aussi grand qu'une salle de bal qui dort aujourd'hui au Louvre.
Jean-Paul Mulot