在网上碰到我们的才女博士,好久不见了,问她都在忙什么?结果招来一顿牢骚,说都是新移民法惹的祸,弄得一天到晚累死人。
我就奇怪了:“你想移民?”
“跟移不移民没关系,凡是来
法国学习的首先都得要过语言关。这是1月1号起的新规定。”“总共500课时,每周上两次,上班还不给请假。就是到我一年后毕业回国的时候都还学不完。而且学了也没用,现在这么辛苦到时候肯定还得忘。”
新移民法的原文为《Loi n° 2006-911 du 24 juillet 2006 relative à l'immigration et à l'intégration》,公布于2006年7月25日的《政报》上。我查了原谅,其中虽然有对语言方面的要求(ne connaissance suffisante de la langue française),但应用对象显然是les migrants(移民)。我就奇怪了,难道
留学生现在也被视为是移民一族了吗?谁能告诉我这到底是怎么一回事?
而且,“根据新移民法,所有赴法学习硕士或硕士以上课程并持有长期学习签证的外国学生,将在留法的第一年自动获得有效期为一年的“临时居留证”。与以往不同的是,从第二年起,这一证件将自动转为“多年居留证”。”这个“长期学习签证”指的是多久?三个月、半年还是一年?所谓的“自动”是不是不需要再去prefecture办理那张居留卡了?(以前这可是我们初到法国的一件大事哦~)而接下来这个“多年居留证”又是怎么回事?现在法国
政府一方面在收紧移民条件,为什么另一方面又会开这么一个口子呢?
我是越看越看不懂,不知道有没有哪位高人指点一下?
引用:
Extrait du compte rendu du Conseil des ministres du 29/03/06
Le ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, a présenté un projet de loi relatif à l’immigration et à l’intégration.
Depuis 2002, la maîtrise de l’immigration est redevenue une priorité essentielle de l’action conduite par le Gouvernement. La loi du 26 novembre 2003 a constitué le premier temps de la réforme de la politique de l’immigration. L’immigration demeure toutefois aujourd’hui sans rapport avec les capacités d’accueil de la France et ses besoins économiques. Le projet de loi, conformément aux orientations fixées par le Premier ministre lors des comités interministériels de contrôle de l’immigration réunis le 10 juin et le 29 novembre 2005, crée donc de nouveaux instruments juridiques pour mieux réguler l’immigration, lutter contre les détournements de procédure et promouvoir une immigration choisie et une intégration réussie.
1.- Le titre premier du projet de loi regroupe les dispositions de promotion de l’immigration choisie.
L’obtention d’un visa de long séjour sera indispensable pour la délivrance d’une carte de séjour temporaire, sauf quelques exceptions. Les migrants admis pour la première fois en France et souhaitant s’y installer durablement devront signer un contrat d’accueil et d’intégration : l’étranger recevra une formation civique et linguistique. Avant d’obtenir une carte de résident de dix ans, l’étranger devra satisfaire à une condition d’intégration fondée sur trois éléments : l’engagement personnel de respecter les principes qui régissent la République française, le respect effectif de ces principes et une connaissance suffisante de la langue française.
La délivrance et le renouvellement des titres de séjour des étudiants étrangers seront facilités dès lors que leur projet d’étude aura été validé dans leur pays d’origine avant leur départ. Les jeunes diplômés étrangers obtenant leur master dans notre pays pourront compléter leur formation par une première expérience professionnelle en France dans la perspective du retour dans leur pays d’origine.
La règle subordonnant l’entrée d’un travailleur étranger à l’autorisation de l’administration du travail sera assouplie dans les métiers et les zones géographiques caractérisés par des difficultés de recrutement.
La création d’une carte de séjour " compétences et talents ", d’une durée de trois ans, facilitera l’accueil dans notre pays d’étrangers dont la personnalité et le projet constituent des atouts pour le développement et le rayonnement de la France.
Le projet de loi transpose en outre des directives européennes qui permettent de simplifier le régime du séjour des Européens en France et de fixer les conditions de la mobilité en Europe des étrangers y bénéficiant d’un statut de résident.
2.- Le titre II est relatif à l’immigration pour des motifs de vie privée et familiale.
Il définit les conditions de délivrance des cartes de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ". La disposition permettant à l’étranger en situation irrégulière depuis dix ans de se voir délivrer automatiquement une telle carte est supprimée. Les conditions de délivrance d’un titre de séjour à raison des liens privés et familiaux seront mieux définies, en conformité avec les principes garantis par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Afin de lutter contre les mariages de complaisance, la carte de résident de dix ans ne sera attribuée au conjoint de Français qu’après trois ans de mariage, au lieu de deux ans, à condition que le conjoint manifeste son intégration à la société française et fasse preuve, notamment, d’une connaissance suffisante de la langue française.
L’étranger ne pourra demander à être rejoint par sa famille qu’après une durée de séjour régulier en France de dix huit mois, et non plus d’un an. Ses ressources, d’un montant au moins égal au SMIC, devront provenir de son travai
Il devra, en outre, démontrer qu’il se conforme aux principes qui régissent la République française.
3.- Le titre III fusionne en une seule décision (un refus de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français et de la désignation du pays de renvoi) deux décisions jusqu’alors distinctes (le refus de séjour et l’arrêté de reconduite à la frontière).
4.- Le titre IV prévoit, afin de lutter contre les mariages de complaisance, de porter le délai de communauté de vie permettant aux conjoints de Français d’acquérir la nationalité par voie de déclaration de deux à quatre ans, et à cinq ans en l’absence de résidence en France pendant trois ans.
5.- Le titre V est relatif à l’asile. La possibilité de définir une liste nationale de pays d’origine sûrs est maintenue et le statut des centres d’accueil pour demandeurs d’asile est mieux défini afin de mieux prévenir leur occupation par des publics n’ayant plus vocation à y être accueillis.
6.- Le titre VI prévoit en Guadeloupe, en Guyane et à Mayotte des mesures adaptées à leur situation particulière, qu’il s’agisse de faciliter les contrôles d’identité, la destruction des embarcations utilisées par les passeurs de clandestins ou de lutter contre les reconnaissances frauduleuses de paternité à Mayotte.